Politique

Lundi 8 septembre 2008
VERCORS, DÉCEMBRE 1995, 16 MORTS Du faux suicide collectif au véritable meurtre politico-mafieux commandité au plus haut niveau de l'État Français et couvert par le silence des autorités gouvernementales et judiciaires.

Le rapport parlementaire de juin 99, intitulé Les Sectes et l'Argent, rédigé par les députés GUYARD et BRARD, tout comme le précédent rapport des députés GEST et GUYARD en 95, sert de base pseudojuridique à des persécutions chaque jour plus nombreuses de près de 200 associations et environ 300 000 citoyens français, accusés de ne pas penser ou se comporter en conformité avec la pensée unique. Les enfants des écoles Steiner subissent des fouilles de leurs cartables scolaires par des inspecteurs de l'Éducation Nationale déguisés en flics de la normalité pédagogique, quand des responsables d'organismes de formation parfaitement respectables et reconnus pour leur professionnalisme sont traînés dans la boue d'injures et de diffamations gratuites véhiculées par ce label infamant de "secte". Les rapports parlementaires justifient la "chasse aux sectes" par le caractère dangereux de certaines associations. Cet argument du caractère dangereux des sectes, qui conduit par exemple Mme Élisabeth GUIGOU, Ministre de la Justice du Gouvernement JOSPIN, à parler à la radio (France-Inter, janvier 2000) des "terroristes et des sectes..." repose sur un événement précis, datant de décembre 95 : le "suicide collectif" de l'Ordre du Temple Solaire, ayant causé la mort de 16 personnes, dont 3 enfants. Or, l'enquête que nous avons menée sur cette affaire, parallèlement à l'instruction judiciaire, fait apparaître une nouvelle lecture de cet événement qui nous a conduit à déposer une requête auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Le présent document en constitue un extrait destiné au plus large public. En effet, nous avons été convaincus par un ensemble de faits probants et de témoignages qui seront mis à disposition de la justice le moment venu, des conclusions suivantes.

 1. Le "suicide collectif' de l'Ordre du Temple Solaire (16 personnes retrouvées mortes le 23 décembre 95 dans un site isolé du. Vercors) est en réalité un meurtre politico-mafleux dont l'enjeu est le contrôle de flux financiers considérables et illicites destinés à un parti politique français.

2. L'expert judiciaire français, rémunéré tant par le gouvernement JUPPÉ que par l'actuel gouvernement, le médecin psychiatre Jean-Marie ABGRALL, a présenté ce massacre comme un "suicide collectif' précisément pour cacher la réalité d'un meurtre prémédité et parfaitement organisé par des commanditaires politiques du plus haut niveau de responsabilité dans l'État Français.

3. Des réseaux occultes d'acteurs politiques, membres de diverses sociétés ésotériques, elles-mêmes très directement impliquées dans l'appareil étatique français (Parlement, Gouvernement, Justice) font tout ce qui est en leur pouvoir depuis 4 ans pour étouffer cette affaire et empêcher que la vérité soit mise à jour.

4. La justice française, représentée notamment par le juge FONTAINE de Grenoble, a mis en oeuvre une gestion de ce dossier aboutissant à une clôture récente et à la mise en examen de deux personnes en réalité assez peu concernées, aux fins de protéger des personnages beaucoup plus importants.

5. M. Raymond BERNARD, ancien "grand maître" de l'AMORC, de l'Ordre Rénové du Temple, du CIRCES, membre de la loge maçonnique OPÉRA, ami et conseiller de plusieurs Chefs d'État Africains, proche de M. Charles PASQUA, est lui-même très directement impliqué dans l'organisation de ce meurtre.

 6. Le meurtre des 16 membres de l'OTS en décembre 95 avait essentiellement pour but de permettre à certains personnages de récupérer le contrôle de sommes d'argent considérables transitant notamment par certains états africains et des compagnies pétrolières de ces mêmes pays et ce dans le but d'alimenter des caisses occultes susceptibles de financer les campagnes électorales du RPR.

7. Un certain nombre des auteurs du rapport parlementaire Les Sectes et l'Argent, membres de certaines sociétés ésotériques françaises, ne peuvent pas ignorer la réalité du meurtre collectif des membres de l'OTS, ni la réalité des commanditaires ; nous avons donc toutes les raisons de les considérer comme complices actifs de ce meurtre ;

8. Un certain nombre de membres de l'actuel gouvernement français et de hauts fonctionnaires, notamment des Ministères de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense, connaissent parfaitement les données de ce dossier et s'emploient activement à masquer la réalité des faits et des responsabilités, en s'abritant derrière de faux experts complices des meurtriers, comme Messieurs CHAUMEIL et ABGRALL. Nous exposons ci-dessous un certain nombre de faits et de données issus de différents témoignages, qui viennent compléter l'exposé partiel de ce dossier développé par plusieurs articles parus dans le quotidien LE MONDE en décembre 99. Il n'est pas difficile de comprendre que le journaliste auteur de ces articles, M. Philippe BROUSSARD, en cohérence avec la culture médiatique française, n'a bien évidemment pu révéler qu'une partie des informations dont il dispose. C'est pourquoi nous les complétons ici par nos propres résultats d'enquête. Les conclusions auxquelles nous sommes arrivés et les faits sur lesquels elles reposent justifient que nous demandions à la Cour Européenne des Droits de l'Homme de nommer dans les meilleurs délais une commission d'enquête internationale strictement indépendante des institutions étatiques françaises (législatives, exécutives et judiciaires) et des réseaux des sociétés ésotériques, notamment maçonniques, tant françaises qu'européennes ; et ce compte tenu des graves soupçons qui pèsent sur les acteurs des trois pouvoirs français qui sont dans les faits rendus totalement dépendants les uns des autres par les jeux subtils de réseaux occultes de membres d'organisations diverses, notamment rosicruciennes, templières et maçonniques, comme le procureur français Éric de MONTGOLFIER, procureur au TGI de Nice, l'a récemment dénoncé publiquement (Journal Le Monde, 16 octobre 99) et comme quantité d'affaires étouffées par la justice le démontre. Outre les faits et données révélés par le journaliste du Monde em décembre 99, il est aisément démontrable, au travers de divers documents et témoignages qu'une instruction judiciaire réellement indépendante des sociétés ésotériques impliquées dans ce dossier pourra mettre en évidence, que :
1. M. VUARNET, parent de deux des victimes du meurtre de Décembre 95, a porté plainte contre le Dr ABGRALL, pour fausse expertise ·
2. M. Bernard NICOLAS, journaliste à TFI, auteur d'émissions sur les sectes et du livre Les Chevaliers de la Mort (éditions TFI), accorde un soutien sans faille au Dr ABGRALL depuis plusieurs années et cherche à le protéger de toute poursuite, en défendant lui-même la théorie du Dr ABGRALL sur le suicide des sectes; .
3. le Dr ABGRALL et M. Raymond BERNARD sont membres de la loge OPÉRA; cette loge est actuellement dirigée par un ancien conseiller régional du RPR .
4. M. Raymond BERNARD a fait bénéficier depuis plusieurs décennies hommes politiques français et chefs d'état africains des effets supposés de différentes techniques ésotériques, notamment celle nommée Médifocus, aux fins de les aider dans leurs projets politiques, électoraux et financiers ; M. Raymond BERNARD a bénéficié pendant des années de versements de dizaines de millions de francs émanant de sociétés pétrolières et de gouvernements africains (Cameroun, Côte d'Ivoire, Gabon etc) .
5. M. Raymond BERNARD est en relation avec M. Charles PASQUA depuis de très nombreuses années ·
6. M. Charles PASQUA (commerçant puis homme politique français né le 18 avril 1927 àGrasse - 06), à l'époque où il était cadre dirigeant de la société Ricard, a supervisé l'installation au Maroc de plusieurs laboratoires de transformation de cocaïne, comme l'atteste la déposition devant une commission du Congrès américain de M. BOUREQUAT, actuellement bénéficiaire de l'asile politique aux États-Unis après avoir dénoncé ces faits et avoir été menacé de mort tant par la DST que par M. Charles PASQUA lui-même pendant la période récente où celui-ci était Ministre d'Etat, Ministre de l'lnténeur et de l'Aménagement du Territoire (1993 /1995) - voir l'audition de M. BOUREQUAT parue dans le journal Réseau Voltaire du 24 juin 99 .
7. M. Alain VIVIEN, lourdement impliqué dans les affaires de financement occulte du Parti Socialiste, actuel dirigeant de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes placée auprès du Premier Ministre, franc-maçon notoire, ne peut pas ignorer les faits exposés ici et doit lui-même être considéré comme un des complices du meurtre collectif du Vercors ·
8. M. Raymond BERNARD connaissait parfaitement M. DI MAMBRO, co-dirigeant de l'Ordre du Temple Solaire, celui-ci ayant été membre de l'AMORC (Ordre Rosicrucien dont M. Raymond BERNARD fut le dirigeant avant de laisser sa place à son fils, suite à un scandale financier interne à l'AMORC) ; M. DI MAMBRO fut ensuite membre de l'Ordre Rénové du Temple (une des nombreuses sociétés ésotériques plus ou moins occultes fondées et dirigées par M. Raymond BERNARD) avant de créer un Ordre concurrent, l'Ordre du Temple Solaire
9. l'Ordre du Temple Solaire était devenu une plaque tournante de transferts d'argent sale et M.. Dl MAMBRO cherchait à en tirer un profit strictement personnel ; M. DI MAMBRO était ainsi devenu un concurrent dangereux pour M. Raymond BERNARD et notamment pour le contrôle des flux financiers France-Afrique-France gérés par M. Raymond BERNARD pour son propre compte et le compte de ses amis politiques ·
10. toutes les personnes assassinées dans le Vercors avaient été membres de l'AMORC, une grande part d'entre elles étant des transfuges de l'Ordre Rénové du Temple, sachant que le Dr ABGRALL, expert judiciaire officiel sur l'OTS, a été lui-même membre pendant 19 ans de l'AMORC (de 70 à 89), puis membre de l'ORT, ordre concurrent de l'OTS ·
11. l'instruction judiciaire a montré récemment de façon certaine que 14 des personnes tuées l'ont été par un membre de la Police Nationale, Mr Jean-Pierre LAR-DANCHET et par un architecte, André FRIEDLI, qui se seraient eux-mêmes ensuite donné la mort, ce que rien ne vient démontrer par ailleurs ·
12. plusieurs témoins pourront confirmer les nombreux rendez-vous de Mr LARDANCIIET, assassin de 14 personnes, au Ministère de l'Intérieur, les semaines précédent le meurtre, alors qu'il n'était qu'un simple policier de la région de Chambéry qui n'avait pas de raison officielle de rencontrer plusieurs fois de suite les hauts fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur, dont on ne peut ignorer les liens avec Mr Charles PASQUA, y compris aux époques où celui-ci n'est plus Ministre de l'Intérieur ·
13. un certain nombre de militaires et de policiers de haut rang ont été membres de l'OTS (ou encore d'autres obédiences du même genre) ; il est indéniable qu'il existe une complicité active entre certains groupes de fonctionnaires d'État, dans la mouvance de différents services secrets, par ailleurs incontrôlables et incontrôlés par le pouvoir politique, et des organisations mafieuses qui se cachent sous les oripeaux et le folklore d'ordres templiers ou maçonniques ; que la logistique même du meurtre du Vercors nécessitait les moyens spécifiques d'une organisation militaro-policière ;
14. M. Chartes PASQUA lui-même était présent à Annemasse, c'est-à-dire à proximité du lieu du crime de décembre 95, quelques jours avant le déroulement du drame
15. M. DI MAMBRO, quelques heures après le meurtre collectif de Cheiry (Suisse, octobre 94) a écrit peu de temps avant sa disparition (M. DI MAMBRO est mort dans le second massacre de Salvan en octobre 94 ou a fui l'Europe) : "Nous vous accusons, M. PASQUA, d'avoir prémédité un assassinat collectif", niant ainsi très clairement l'hypothèse du suicide collectif et accusant ainsi M. PASQUA comme un des principaux commanditaires du meurtre collectif du Vercors qui a suivi les drames qui se sont déroulés en Suisse en 94
16. M. DI MAMBRO, écrivant cette accusation, envoyait aussi par la poste à M. PASQUA les faux passeports que celui-ci avait procurés à M. DI MAMBRO et à sa femme, pour leur faciliter leurs voyages autour du globe pour transporter des fonds occultes provenant d'activités mafieuses
17. les cas présentés ces dernières années de "suicides de sectes", à savoir les drames américains de Guyana en 79 (900 morts) et celui de Waco, se sont depuis avérés - de l'aveu même du FBI en septembre dernier - tous deux être le résultat d'opérations militaro-policières, impliquant les services de l'état américain dans des manipulations multidimensionnelles qui doivent être situées dans un climat de politique intérieure et extérieure de type paranoïaque;
18. la thèse du suicide collectif, largement vendue à la presse par le Dr ABGRALL, qui s'est trouvé précisément sur les lieux du crime dès les premières heures de la découverte du drame, puisqu'il était depuis plusieurs jours déjà dans sa maison d'Autrans située à quelques kilomètres du lieu du crime, est à l'évidence une manipulation des médias et de l'opinion publique, dans le but de cacher la réalité d'un règlement de comptes entre des bandes de gangsters rivales
19. le Dr ABGRALL, expert officiel en sectes, ne peut prétendre sérieusement défendre cette thèse qui sert aujourd'hui à diffamer des dizaines d'associations françaises ésotériques, philosophiques, religieuses, spirituelles, lui qui a effectué son service militaire dans les services secrets de l'armée française, en y faisant une thèse médicale sur l'entraînement des plongeurs, lui qui a procédé il y a quelques années à une infiltration du mouvement politique des Verts, pour en exclure les médecins militants sincères des médecines alternatives, lui qui a fait ou fait encore partie de quantité de groupes ésotériques et, notamment, de la loge OPÉRA tant impliquée dans cette affaire ·
20. il est enfin étrange de constater que le Dr ABGRALL, qui demeure habituellement à Toulon où il exerce comme médecin psychiatre (avec, à la clé, quelques suicides de patients, bien réels ceux-là...), est aussi propriétaire de deux maisons, l'une à Autrans, c'est-à-dire à quelques kilomètres de Saint-Pierre de Chérennes, lieu du crime de décembre 95 et l'autre à Vitry-le-François, qui serait, selon ses propres déclarations, "une zone de repli pour certains membres de l'Ordre du Temple Solaire" (Interview à l'Union de Reims, 20.8.97); ·
21. M. DI MAMBRO, porteur de valises, a voulu détourner à son profit des fonds gérés par d'autres : il est devenu à un moment indispensable de l'éliminer, lui et son organisation, en faisant porter la responsabilité de ce massacre sur "la folie des sectes" pour mieux cacher la réalité d'une mafia criminelle ; cette mafia est structurée autour de certaines loges maçonniques et organisations templières, à la croisée des chemins des vieux réseaux GLADIO installés à la fin de la dernière guerre par la CIA dans différents pays d'Europe, du SAC, la police parallèle gaulliste dissoute en 82 après le massacre d'Auriol et dirigée par M. PASQUA, et des systèmes de transferts d'argent d'origine criminelle ou pétrolière destinés àalimenter les caisses occultes de partis politiques et notamment du RPR (voir dossier du Point sur la France Templière, n0 1373 du 9 janvier 99);
·22. la diabolisation des "sectes", qui se traduit notamment par la publication de rapports parlementaires successifs en complète violation avec la Déclaration de Sauvegarde des Droits de l'Homme, entraîne des actes discriminatoires et diffamants dont sont victimes plus de deux cents associations le plus souvent bien naïves et innocentes et plusieurs milliers de citoyens français ; cette diabolisation est consciemment et volontairement mise en oeuvre par des réseaux occultes organisés par quelques dirigeants de certaines loges maçonniques et ordres templiers, dans le but précisément de cacher par tous les moyens possibles leur propres pratiques mafieuses et criminelles.

Commentaires et conclusions

 Il est de notoriété publique aujourd'hui en France que les membres des sociétés ésotériques, templières, rosicruciennes, maçonniques ou autres appliquent comme critère supérieur à tout autre la solidarité entre leurs membres. Ce très beau principe universel de solidarité entre les hommes est dans la réalité totalement dévoyé par les élites de certaines organisations qui se servent de ce principe pour couvrir les malversations et crimes les uns des autres, au mépris le plus absolu des lois ordinaires qui fondent l'État de Droit et tout en trompant leurs "adhérents de base" sur la réalité du fonctionnement de ces groupes mafieux qui détournent des traditions philosophiques à leur profit. Ainsi, l'ensemble de la classe politique française actuelle est à ce jour entièrement gangrenée par des réseaux occultes de membres de sociétés ésotériques qui gèrent les trois pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire comme un seul, en faisant passer leurs intérêts claniques avant ceux de l'Etat de Droit. Cette réalité, admise à ce jour par un nombre chaque jour plus important de sociologues, de juristes, de journalistes honnêtes et indépendants et d'observateurs de la vie politique transforme l'État Français en État mafieux qui échappe à tout contrôle démocratique, puisque la justice est inféodée au pouvoir exécutif, lui-même géré de façon illicite par ces groupes occultes. Dans cette perspective, les rapports parlementaires successifs contre les sectes servent avant tout à cacher les activités mafieuses de sociétés occultes qui pourraient être précisément décrites dans les mêmes termes que ceux utilisés par les auteurs des rapports pour décrire "les sectes". Il est à cet égard instructif de relever que les organisations dirigées par M. Raymond BERNARD n'ont jamais été citées dans les rapports parlementaires sur les sectes, pas plus que les loges maçonniques, alors que ces groupes présentent de fait des dérives bien plus dangereuses que ce que l'on pourrait être fondé à reprocher à certaines associations dénoncées par les rapports.



Christian Cotten psychosociologue, psychothérapeute, cogérant de la société Stratégique Président du Réseau Européen pour une Politique de Vie Christian Cotten 20, rue Henri Martin 92100 Boulogne-Billancourt
Tél. : 0l 47 61 88 60 - Fax : 0l 47 61 88 61
e-mail chriscotten@europost.org

Nous demandons à tout citoyen français ayant connaissance de ce document de le diffuser aussi largement que possible par tout moyen à sa convenance : photocopies, Internet, imprimerie etc. Texte disponible par e-mail Word/Mac.

Source : http://www.chez.com/omnium/ots.html
Par Jayhce
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Lundi 18 août 2008

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française


Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d'après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu'à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s'interroger sur les alliances qui l'ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d'écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l'exception de deux imputations, signalées par l'auteur qui en assume seul la responsabilité.

par Thierry Meyssan



Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.


Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?


Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.



[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.

[8] Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] L’honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d’initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.


Source : http://www.alterinfo.net/Operation-Sarkozy-comment-la-CIA-a-place-un-de-ses-agents-a-la-presidence-de-la-Republique-francaise_a21962.html

 

En vidéo montage par LLP :


 


CIArkozy 2 sur 2
envoyé par LeLibrePenseur




L'article sur le site du Réseau Voltaire n'est plus disponible peu de temps après sa diffusion ...explications du site agoravox.fr :

Nicolas Sarkozy, Thierry Meyssan et la CIA

Conspiration(s). C’est LA rumeur politique de l’été qui circule dans les rédactions et sur les blogs. En deux points : la CIA a favorisé Nicolas Sarkozy dans son accession au pouvoir ; le site du réseau Voltaire, éditeur de l’info, a été saboté depuis la mise en ligne de l’article. Scoop ou ragot ? Décryptage de la double polémique.

Oubliez le 11-Septembre, la mort de Lady Di, le débarquement sur la Lune, l’assassinat de Kennedy ou les rapports entre Jésus et Marie-Madeleine. A deux pas de chez vous, au cœur de l’Hexagone et dans le temps présent, il existe un homme aux zones d’ombre propices à toutes les intrigues  : le chef de l’Etat himself, Nicolas Sarkozy.

Depuis deux semaines, circule (quasiment sous le manteau) un papier, étrange, habile et sulfureux intitulé "Opération Sarkozy".

Il est impossible d’évoquer ici toutes les propositions de l’auteur Thierry Meyssan  : la place manque, mais surtout Agoravox serait susceptible de poursuites judiciaires pour diffamation de la part de tel ou tel personnage évoqué dans l’article.

Les faits  :

Acte 1  : Une prestation remarquée

Tout commence le 25 avril 2008, au Kazakhstan. Durant le colloque "Eurasian Media Forum", un intervenant fait sensation  : il s’agit de l’illustre Thierry Meyssan, journaliste d’investigation, fondateur du réseau Voltaire, ancien cadre au sein du Parti radical de gauche et ex-militant de la lutte contre l’homophobie. Depuis mars 2002, sa notoriété est mondiale  : son ouvrage consacré au 11-Septembre, et sa thèse principale selon laquelle aucun Boeing n’aurait atteint le Pentagone, ne sont plus à présenter. Méprisé en tant que "théoricien du complot" en France ou aux Etats-Unis, accueilli dans les conférences internationales en Amérique latine et dans le monde arabe, l’homme aime à user du proverbe "nul n’est prophète en son pays".

C’est durant l’une de ces réunions que Meyssan, ayant suscité à nouveau la polémique sur un autre thème politique, se voit proposer par le newsmag russe Profile de publier l’essentiel de son intervention. Quelques semaines plus tard, c’est au tour de son site, le réseau Voltaire, fondé en 1994, de mettre en ligne le 19 juillet l’article qui s’intitulera "Opération Sarkozy".
























Acte 2
 : Un site
"not found"

Comme à son habitude, le site qui projette de devenir une "agence de presse des non-alignés" se voit reprendre ses articles sur des plates-formes communautaires à l’idéologie proche (contestataire, altermondialiste, tiers-mondiste ou anti-impérialiste). Or, voilà que le site n’est plus accessible. Voltairenet.org avait souvent connu des défaillances en raison d’attaques informatiques, mais, depuis fin juillet, il n’est simplement plus en ligne.

Acte 3  : Le buzz s’élance

La disparition du site, pour une durée aussi longue, confirmerait que ses animateurs dérangent et que l’un des derniers papiers publiés, en l’occurrence "Opération Sarkozy", a été la goutte de trop. Désormais, dans la blogosphère francophone ou étrangère, c’est le mot de "censure" qui revient le plus souvent, associé au texte.

Acte 4  : Meyssan s’explique à demi-mots

Le 29 juillet, soit dix jours après la mise en ligne d’un article sur son site désormais inaccessible, Thierry Meyssan accorde, depuis son exil (il a en effet quitté la France), un entretien exclusif au site Neteco.com. Il évoque la piste d’un "sabotage interne", mais tient à rassurer ses lecteurs, environ 1,3 million d’internautes par mois  : le site va bientôt reprendre, sous de meilleures dispositions techniques.
Il ne revient en revanche pas sur ses accusations à l’encontre de Sarkozy.

Acte 5  : Une rumeur qui gonfle

En attendant la "fin de la censure" du site du réseau Voltaire, autrement dit le retour de sa capacité à résister à ce qui semble être une trahison en interne au travers d’un sabordage informatique, le buzz parcourt la blogosphère, en France comme aux Etats-Unis, à toute vitesse.


BONUS  : Les points-clés de la rumeur

Hors de question d’évoquer ici toutes les affirmations/spéculations de Meyssan sur la vie de Nicolas Sarkozy. Agoravox ne pourrait les publier en raison de pressions juridiques.

Donc voici le plus soft  :

* Un lien historique existe entre les mafias italo-américaines, les réseaux corses et le service d’action civique (SAC), garde rapprochée du général de Gaulle.

* Un lien familial existe entre Nicolas Sarkozy et Frank Wisner Jr, haut fonctionnaire au Département d’Etat US, ex-agent de la CIA, fils de Frank Wisner SR (haut responsable de la CIA, licencié pour démence) et homme d’influence multi-cartes. Le trait d’union  ? Christine de Ganay, femme de Wisner et ancienne épouse de Pal Sarkozy, père de Nicolas. Le jeune Sarkozy serait resté très proche, depuis 1977, de sa belle-mère et de sa famille américaine.

* La cause réelle de la haine que vouent les Chirac à l’endroit de Sarkozy.

* Les liens entre Charles Pasqua, la Corse et l’Afrique francophone.

* Les enjeux de la concurrence depuis trente ans entre les "deux droites françaises"  : la nationale (gaulliste historique) et la financière (pompidolienne et atlantiste).

* Le mécanisme élaboré entre 2002 et 2007 pour que Sarkozy remporte l’élection, en éliminant un par un tous ses concurrents, d’abord à droite puis à gauche.

* L’affaire Erignac et les réseaux d’Yvan Colonna.

* Les auteurs des faux listings Clearstream.

* Les "agents bienveillants" de la CIA en France.

* La maîtresse commune de Nicolas et Cécilia Sarkozy.

* Les amitiés particulières de Bernard Kouchner.

* Etc.

Alors, théorie du complot puissance 1 000, délire conspirationniste comportant quelques éléments véridiques, puzzle cohérent ou scoop de l’année  ?

A vous de juger  : en matière de liberté d’expression, tout peut se lire et s’entendre, à condition de garder l’esprit critique.

PS  : Texte intégral de l’article "Opération Sarkozy"
Débat sur Agoravox relatif à la "censure" du site du réseau Voltaire
Site du réseau Voltaire
Dernier entretien avec Thierry Meyssan


Par Jayhce
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Mercredi 30 juillet 2008
Par Jayhce
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Jeudi 24 juillet 2008
Le Siècle

"Le Siècle" est un "club de réflexion" (ou "think tank") qui réunit les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, les patrons des plus grandes entreprises françaises, des journalistes de premier plan dans les médias qui "font l'opinion", et quelques universitaires. Le Siècle compte un peu plus de 500 membres choisis par cooptation, auquels s'ajoutent 200 invités renouvelés chaque année.

Une fois par mois, les membres du Siècle se réunissent au très sélect Automobile Club de France, place de la Concorde. De 20h à 21h, un apéritif permet de choisir librement ses interlocuteurs. A 21h vient l'heure du dîner. Les convives sont placés par groupes de 7 ou 8 autour d'un chef de table qui veille à organiser le débat et à éviter les apartés. Le repas se termine à 22h45. Ceux qui le souhaitent peuvent prolonger la soirée au bar.

Sur Canal Plus, les "Guignols de l'info" ont fait allusion au Siècle, avec une séquence où une organisation nommée "Le Spectre" gouverne secrètement la France. Dans une mise en scène à la manière de James Bond - "Octopussy" ou de la série TV "Le Prisonnier", on y voit des personnalités médiatiques et politiques obéir servilement aux ordres du "n°1" de l'organisation, incarné par la marionnette d'Ernest Antoine Seillière.
 

Zoom sur quelques membres du Siècle

Philippe Jaffré
Né en 1945. Enarque. Fils d'Yves-Frédéric Jaffré, conseiller de Pierre Laval. Frère de Jérôme Jaffré, administrateur de la Sofres (l'un des principaux instituts de sondages en France). Conseiller de René Monory en 1979, dans le gouvernement de Raymond Barre et sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Chef de service au ministère de l'économie et des Finances (1986). Il fut, avec Jacques Friedmann, l'un des principaux artisans des privatisations de 1987. Il présida ensuite plusieures filiales du Crédit agricole jusqu'en 1991. Pdg d'Elf-Aquitaine de 1993, jusqu'à la fusion de Elf avec Total. Il fut alors connu du grand public à cause de la fabuleuse indemnité de départ qu'il empocha en stock options. Il fut également administrateur de nombreuses sociétés dont la Banco Ambrosiano (la banque impliquée dans le scandale de la Loge P2 en Italie). Il est également membre du
Groupe de Bilderberg.

Bertrand Collomb
Né en 1942. Polytechnicien. Conseiller ministériel auprès d'Alain Peyrefitte (1973-74) et René Haby (1974-75). Pdg du groupe Lafarge, administrateur de diverses sociétés dont Unilever, Canadian Imperial Bank of Commerce, Crédit commercial de France (CCF), et Crédit local de France. Administrateur d'Aspen-France. Membre du
Groupe de Bilderberg, et du World Economic Forum de Davos. Il est aussi membre d'Entreprise et Cité, un autre "club de réflexion" qui rassemble des grands patrons français.

André Lévy-Lang
Né en 1937. Polytechnicien. Ingénieur puis directeur de filiales chez Schlumberger de 1962 à 1974. Pdg de Paribas de 1990 jusqu'à sa fusion en 1999 avec la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Athena, Schlumberger, les AGF. Il a été mis en examen, en 1995, dans l'affaire des Ciments français et s'est maintenu grâce au soutien de Claude Bébéar (également membre et fondateur de Entreprise et Cité). Président de la Commission des finances du CNPF (ou MEDEF) de 1988 à 1997. Membre du
Groupe de Bilderberg et président de l'Association des amis français du Groupe de Bilderberg.

Michel Pébereau
Né en 1942. Polytechnicien. Inspecteur général des finances. Ancien élève de l'école Polytechnique et de l'ENA. Conseiller auprès de Valéry Giscard d'Estaing entre 1970 et 1974, lorsque celui-ci était ministre des Finance de Georges Pompidou. Conseiller de René Monory de 1978 à 1981. Président du Crédit Commercial de France (CCF) de 1987 à 1993, puis président d'Axa. Il est aujourd'hui président de la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Lafarge, Saint-Gobain, UAP, et les Galeries Lafayette. Ancien membre de la Commission économique du MEDEF (l'organisation des patrons français). Egalement membre d'Entreprise et Cité.

Pierre Bilger
Né en 1934. Enarque. Inspecteur des finances. Conseiller de plusieurs ministres pendant la présidence de Valery Giscard d'Estaing: auprès de Jean-Pierre Fourcade de 1974 à 1976, de Michel Durafour en 1976, de Robert Boulin en 1977, et enfin, directeur de cabinet de Maurice Papon (alors ministre de Giscard) de 1978 à 1981. Directeur de l'Administration centrale au ministère de l'Économie et des Finances de 1982 à 1986, sous les gouvernements socialistes de Pierre Maurois et Laurent Fabius. Il fut ensuite président d'Alsthom.


 D'autres membres du Siècle...

Gérard Worms  président de la banque Rothschild, administrateur de la Société générale de Belgique (une banque présidée par Etienne Davignon, un membre éminent du Groupe de Bilderberg ).
Ernest-Antoine Seillière  président du MEDEF, président des holdings Wendel Investissement et CGIP. membre du
Groupe de Bilderberg.
Jean-Claude Trichet  président de la Banque Centrale Européenne, ancien gouverneur de la Banque de France, Membre du
Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Jean Peyrelevade  président du Crédit Lyonnais
Jean-Yves Haberer  ex-président du Crédit Lyonnais
Daniel Bouton  président de la Société Générale
Claude Bébéar  ex-président d'Axa
Louis Schweitzer  président de Renault, membre du
Groupe de Bilderberg, de l'IFRI, et du Forum de Davos
Michel Bon  ex-président de France Telecom
Alain de Pouzilhac  président d'Havas (groupe de médias et de publicité)
Maurice Levy  président du groupe Publicis
Édouard de Rothschild banquier, homme d'affaires, principal actionaire du journal Libération
Louis Gallois  président de la SNCF
Antoine Guichard  PDG du groupe Casino
Jean-Marie Messier  ex PDG de Vivendi
Martine Aubry  membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements socialistes successifs
Olivier Schrameck  directeur de cabinet du premier ministre Lionel Jospin de 1997 à 2002
Lionel Jospin  membre du Parti Socialiste, premier ministre de 1997 à 2002
Dominique Strauss-Kahn  membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Finances de Lionel Jospin. Membre du
Groupe de Bilderberg.
Hubert Vedrine, membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, ancien Secrétaire Général de l'Elysée sous François Mitterrand. Membre du
Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Jean-Pierre Chevènement, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Laurent Fabius, membre du Parti Socialiste, ex premier ministre, ex ministre des finances
Elisabeth Guigou, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Bernard Kouchner  membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements de gauche et de droite, membre du
Groupe de Bilderberg
Nicolas Sarkozy  leader de l'UMP (principal parti de droite), ministre des finances et de l'intérieur
Rachida Dati ministre UMP de la justice
Alain Minc  consultant, conseiller auprès de plusieurs grands chefs d'entreprises et ministres
Jean-Pierre Raffarin  membre de l'UMP, premier ministre de 2002 à 2005
Thierry Breton  ex-PDG de France Telecom, ministre UMP des finances de 2005 à 2007
Jean-François Copé  ex-ministre UMP du budget
Corinne Lepage  ancienne ministre de l'environnement
Nicole Notat  secrétaire général du syndicat CFDT de 1992 à 2002
Renaud Denoix de Saint Marc membre du Conseil constitutionnel, ex vice-président du Conseil d'état
Christian Noyer  président de la Banque de France, ex directeur de cabinet d'Edouard Balladur, puis d'Edmond Alphandéry et de Jean Arthuis au ministère des finances
Richard Decoings directeur de l'Institut d'études politiques de Paris
Anne-Marie Couderc  député UMP et directrice générale du groupe de médias Hachette-Filipacchi
Teresa Cremisi PDG du groupe d'édition Flammarion, ex n°2 des éditions Gallimard
Odile Jacob  présidente des éditions Odile Jacob
Michèle Cotta  ex-directrice générale de France 2, et ex-directrice du service politique de France 2
Anne Sinclair  journaliste, productrice TV
Franz-Olivier Giesbert  ex directeur général du Figaro, présentateur de l'émission "Culture et Dépendances" sur France 3
Jean-Marie Colombani  directeur du journal Le Monde
Denis Jeambar  directeur des éditions du Seuil, ex directeur et éditorialiste du magazine L'Express, ex directeur général d'Europe 1
Claude Imbert  ex directeur général et éditorialiste du magazine Le Point
Patrick Poivre d'Arvor  journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur TF1
David Pujadas  journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur France 2
Marc Tessier ancien président de France Télévisions
Serge July ex-directeur du journal Libération
Laurent Joffrin directeur du journal Libération, ex directeur du Nouvel Observateur
Emmanuel Chain journaliste
...

Source : syti.net

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14-Le pouvoir à la table du Siècle

Ultrasélectif, le Siècle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique et médiatique. La discrétion de ses membres est à la hauteur de son influence.

Un mercredi par mois, place de la Concorde à Paris, la fine fleur de la communication et des médias pénètre discrètement dans les salons de l'Automobile club de France. Ce n'est pas l'amour des voitures qui rassemble Maurice Lévy (Publicis), Alain de Pouzilhac (Havas), Serge July (Libération) ou Patrick Poivre d'Arvor (TF1), mais un dîner en compagnie de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Thierry Breton, Claude Bébéar ou Nicole Notat. Tous sont membres du Siècle, le plus prestigieux des cercles de décideurs hexagonaux.

Créé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, ancien dirigeant du Parti radical et fondateur de la Société générale de presse, décédé en 1990, le cénacle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique, médiatique, voire intellectuel ou syndical. Le tout sans distinction d'opinions, de croyances ou d'origines sociales. « Des personnalités qui se réunissent pour échanger sur des sujets de société. Une sorte d'auberge espagnole où chacun retire ce qu'il y apporte », résume Étienne Lacour, secrétaire général de l'association.

Les ministres membres se comptent sur les deux mains, de Jean-Pierre Raffarin à François Fillon. Les barons du Parti socialiste aussi, comme Lionel Jospin ou Laurent Fabius. Le milieu des affaires n'est pas en reste, avec la quasi-totalité des grands patrons, de Louis Schweitzer (Renault) à Michel Pébereau (BNP Paribas). Sans oublier la plupart des dirigeants de la presse et de l'édition, d'Odile Jacob à Jean-Marie Colombani, en passant par Claude Imbert et Laurent Joffrin.


Ni une mafia, ni une loge


Mais n'entre pas qui veut. La sélection est rude. « On ne choisit pas le Siècle, c'est lui qui vous choisit ! », souligne Étienne Lacour. Présidé en 2005 par Renaud Denoix de Saint-Marc, vice-président du Conseil d'État, le conseil d'administration compte une quinzaine de personnalités comme Denis Jeambar (L'Express), Anne-Marie Couderc (Hachette Filipacchi Médias), Marc Tessier (France Télévisions) et même Nicole Notat (Vigeo). Triées sur le volet, les recrues gardent le statut d'invités pendant au moins un an avant de devenir membres. David Pujadas (France 2), Emmanuel Chain, Édouard de Rothschild ou Jean-François Copé ont, depuis peu, décroché le sésame.

Mais gare aux accidents de carrière ! La rumeur veut qu'un membre victime d'une traversée du désert soit tôt ou tard mis sur la touche. Jean-Marie Messier en a fait les frais. « Les gens qui quittent toute fonction se retirent d'eux-mêmes », reconnaît poliment Étienne Lacour, qui précise que son club n'est « ni une mafia, ni une loge maçonnique ».

Au cours du dîner, les conversations privées sont bannies. En revanche, avant et après le repas, chacun est libre de ses propos. « C'est l'occasion en dix minutes de rencontrer des personnalités influentes dans tous les domaines », explique Michèle Cotta, première femme acceptée dans le cénacle, en 1983. De là à solliciter faveurs et autres renvois d'ascenseurs, il n'y a qu'un pas qu'elle refuse de franchir. « Le club n'assure aucun passe-droit. C'est juste plus facile de prendre rendez-vous avec un ministre ou un homme d'affaires », raconte-t-elle. Mais selon Emmanuel Ratier, auteur de Au coeur du pouvoir (Faits & Documents, 1996), seul livre publié sur le sujet : « Les plans de table sont pourtant savamment pensés. »

La révolution de palais provoquée par le transfert de Franz-Olivier Giesbert du Nouvel Observateur au Figaro en septembre 1988 se serait jouée lors d'un dîner du Siècle avec Philippe Villin, alors bras droit de Robert Hersant. L'entrée d'Édouard de Rothschild dans le capital de Libération se serait-elle aussi négociée entre la poire et le fromage avec Serge July ? « C'est possible », répond laconiquement Étienne Lacour, avant de souligner qu'un membre, même journaliste, ne rapporte jamais les propos tenus au sein du cénacle. La discrétion reste de mise dans les salons du pouvoir !

Frédéric Saliba

 

Source: http://www.strategies.fr


Les principales boites à idées françaises | Le Monde

Source : http://www.lemonde.fr/


D'autres liens :

http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2004-1-page-21.htm

http://www.republique-des-lettres.fr/10268-le-siecle.php

 


HHX01-LE SIECLE
envoyé par al-fred

 

 


Par Jayhce
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Mardi 10 juin 2008
Une séance du conseil régional de Poitou-Charente.


Royal - Fountaine
envoyé par man_solo


Par Jayhce
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Mercredi 2 avril 2008
non merci.

http://stopblair.eu/indexfr.html
Par Jayhce
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Mardi 18 mars 2008

Intensification de la privation des libertés aux usa


Une session spéciale à "huis clos" de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, aurait été tenue ces jours-ci, pour discuter des dispositions de surveillance de la sécurité à prendre.
Ce n'était que la 4e fois en 176 ans, qu'une session de la Chambre des Représentants ferme ses portes au public.


Le gouvernement fédéral US aurait plus de 100.000 (?) wagons de transport de prisonniers.
Le gouvernement fédéral US aurait plus de 100.000 (?) wagons de transport de prisonniers.
Non seulement les membres auraient discuté de nouvelles dispositions de surveillance, selon le motif officiel de la session à huis clos, mais ils auraient également examiné :

- L'effondrement imminent de l'économie US, à se produire d'ici au mois de septembre 2008.

- L'effondrement imminent des finances du gouvernement fédéral des USA pour le mois de février 2009.

- La possibilité d'une guerre civile à l'intérieur des Etats-Unis en raison de l'effondrement.

- Le rassemblement anticipé "des citoyens insurgés des États-Unis", susceptibles d'aller à l'encontre du gouvernement.

- La détention de ces insurgés aux camps de "REX 84"* construits dans l'ensemble des Etats-Unis.

- Le risque de représailles contre des membres du Congrès, suite à ces effondrements.

- L'endroit des "installations sûres" pour les membres du Congrès et leurs familles, où résider pendant les troubles civils massifs attendus.

- La fusion nécessaire et inévitable des Etats-Unis avec le Canada (pour ses ressources naturelles) et avec le Mexique (pour sa réserve de main d'œuvre à bas prix).

- L'établissement d'une nouvelle devise - l'AMERO - pour les trois nations comme solution proposée au prochain "Armageddon" économique (!).

Il aurait été interdit aux membres du Congrès de révéler ce qui aurait été discuté.

Mais plusieurs étant si furieux et inquiets de l'avenir du pays, qu'ils auraient commencé à diffuser l'information…



*"Rex 84" est un plan du gouvernement fédéral des USA pour détenir un grand nombre de citoyens en cas de troubles civils ou massives, d'urgence nationale.

Il faut savoir que plus de 600 camps d'emprisonnement ont été construits aux Etats-Unis par l'administration Bush, tous pleinement opérationnels et prêts à recevoir des prisonniers. Le personnel de la direction des camps est déjà en place, ainsi que des gardes à plein temps, bien que les camps soient tous vides… pour l'instant…
Entourés de miradors, ces camps sont destinés à être utilisés par la FEMA (Federal Emergency Management Agency - l'agence fédérale chargée de gérer les situations d'urgence), dans le cadre d'une proclamation de la loi martiale.
Les camps font partie du "Rex 84 Program", un programme prévu "officiellement" pour le cas d'un franchissement en masse de la frontière mexicaine par des immigrés clandestins, afin qu'ils puissent être rapidement arrêtés et placés en détention par la FEMA. Le programme Rex 84 prévoit aussi la fermeture temporaire de nombreuses bases militaires pour les convertir en prisons.
Les plans "Cable spicer" et "Garden plot" sont deux sous-programmes de "Rex 84" qui seront déclenchés en même temps. "Garden plot" est un programme destiné à contrôler la population, et "Cable spicer" est le programme pour la prise de contrôle des Etats et de leurs gouvernements par le gouvernement fédéral.

La FEMA sera le bras armé exécutif et dirigera toutes les opérations sous l'autorité du président des Etats-Unis.
Les camps de détention sont tous desservis par voies ferrées, aussi bien que par la route. Beaucoup disposent également d'un aéroport à proximité. La majorité des camps ont une capacité de 20.000 prisonniers. Le plus vaste de ces camps est situé en Alaska à coté de Fairbanks. Deux autres sont localisés à Palmdale et à Glendale, dans le sud de la Californie.

LAST NIGHTS SESSION WAS ONLY THE FOURTH TIME IN 176 YEARS THAT CONGRESS CLOSED ITS DOORS TO THE PUBLIC

LAST NIGHTS SESSION WAS ONLY THE FOURTH TIME IN 176 YEARS THAT CONGRESS CLOSED ITS DOORS TO THE PUBLIC

Word has begun leaking from last nights special, closed-door session of the United States House of Representatives.

Not only did members discuss new surveillance provisions as was the publicly stated reason for the closed door session, they also discussed:

the imminent collapse of the U.S. economy to occur by September 2008,

the imminent collapse of US federal government finances by February 2009,

the possibility of Civil War inside the USA as a result of the collapse,

advance round-ups of "insurgent U.S. citizens" likely to move against the government,

The detention of those rounded-up at "REX 84" camps constructed throughout the USA,

the possibility of retaliation against members of Congress for the collapses,

the location of "safe facilities" for members of Congress and their families to reside during expected massive civil unrest

the necessary and unavoidable merger of the United States with Canada (for its natural resources) and with Mexico (for its cheap labor pool),

the issuance of a new currency - THE AMERO - for all three nations as the proposed solution to the coming economic armageddon.

Members of Congress were FORBIDDEN to reveal what was discussed. Several are so furious and concerned about the future of the contry, they have begun leaking info. More details coming later today and over the weekend. SPREAD THE WORD!!! from Hal Turner Show


[www.halturnershow.com/]url:www.halturnershow.com/

Mardi 18 Mars 2008

Source : http://www.alterinfo.net
Par Jayhce
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Lundi 17 mars 2008
L’appel de Kouchner pour l’intégration de l’UE et de l’OTAN
14 mars 2008 - 15:55

 


Le 13 mars 2008 (Nouvelle Solidarité)— « Dans une tribune publiée par Le Monde, le 11 mars dernier, intitulé La Défense de l’Europe, Bernard Kouchner lance ouvertement une campagne en faveur d’une évolution qui, grâce au général de Gaulle, avait été longtemps tabou en France : l’intégration de l’Union européenne et de l’OTAN. En effet, la jonction entre une Europe supranationale et les capacités militaires de l’OTAN, crée les conditions de l’émergence de l’Europe-Empire que les amis de Churchill et autres proches du Bildenberg ou de la Commission Trilatérale ont toujours rêvé.

Mais, comme toujours, c’est avec la feuille de vigne humanitaire, que Bernard Kouchner avance dans cette voie. De retour de Goz Beïda, dans l’est du Tchad où il visita le déploiement de l’Eufor, il nous présente cette Europe, non pas comme l’Europe Empire de Robert Cooper, directeur du directoire E en charge des relations économico-militaires du Conseil de l’Union européenne, mais comme une Europe humanitaire, idyllique, accueillie avec enthousiasme par les populations qu’elle défend. Son récit des « femmes violées ou assassinées dès qu’elles s’éloignaient de leur campement », et « desenfants affamés (qui) seront enfin assistés, secourus », nous ferait presque pleurer.

Le ministre des Affaires étrangères note le rôle fondateur dans l’Europe de la défense joué par le sommet franco-britannique de Saint-Malo qui, en 1998, avait décidé que "L’Union (devait) avoir une capacité autonome d’action, appuyée sur des forces militaires crédibles, avec les moyens de les utiliser et en étant prête à le faire afin de répondre aux crises internationales", mais souligne que c’est seulement « la politique européenne de sécurité et de défense inscrite dans le traité de Lisbonne qui nous permet enfin de répondre à cette exigence. »

« Demain, si nous le voulons, l’Union européenne pourra pleinement assumer son rôle sur la scène internationale » rêve Kouchner appelant à une collaboration pragmatique de l’UE avec l’OTAN qui montrera à tous « qu’il n’y a pas compétition, mais au contraire, complémentarité entre les deux structures. » « Comment pourrait-il en être autrement quand 21 des 26 alliés de l’OTAN sont membres de l’Union et que 21 des 27 partenaires de l’Union européenne sont membres de l’OTAN ? »

Et le ministre des Affaires étrangères de conclure fièrement que c’est à la présidence de l’Union européenne exercée par la France à partir du 1er juillet « de permettre de créer un véritable espace de sécurité et de défense, de lutter contre le terrorisme et la prolifération, de renforcer notre sécurité énergétique et de préparer la mise en place des coopérations permanentes ouvertes aux Vingt-Sept prévues par le traité » de Lisbonne.

Quelle noblesse d’idéal, pourrait-on dire, si on ne connaissait pas les sources auxquelles s’abreuve M. Kouchner. Pourtant, beaucoup d’auteurs du « coup d’Etat de Lisbonne », dont Giuliano Amato, sont adeptes d’une idéologie particulière, celle du « nouveau libéral impérialisme » et de « l’Etat post-moderne » prônée et promue par le gourou de Tony Blair en politique étrangère, Robert Cooper.

Parlant du type de relation que cette Europe-empire devrait entretenir avec les pays en voie de développement, il affirme sans rougir qu’il « faut s’habituer à l’idée (d’un) double standard. Entre nous, nous fonctionnons sur la base de lois et de sécurité coopérative. Mais quand nous traitons avec des Etats plus archaïques à l’extérieur du continent postmoderne de l’Europe, nous devons revenir aux méthodes plus dures de l’ère de jadis : la force, l’attaque préventive, la ruse, bref, tout ce qui est requis pour s’occuper de ceux qui vivent encore dans la guerre de ‘tous contre tous’ du XIXe siècle. » Entre nous, ajoute-t-il « nous respectons la loi. Mais quand nous agissons dans la jungle, nous devons utiliser la loi de la jungle. » Il conclut sans transition qu’on a « besoin d’une nouvelle sorte d’impérialisme, un impérialisme acceptable pour le monde des droits de l’homme et des valeurs cosmopolites, » capable de « nous apporter l’ordre et l’organisation mais qui reste fondé sur un principe volontaire. »

Rappelons que parmi les personnes qu’on retrouve aux côtés de Robert Cooper dans l’un des think-tanks qui se trouve être à l’origine de ce genre de projet, le Conseil des relations étrangères européen de Londres, il y a une certaine Christine Ockrent, un certain Alain Minc et un certain Dominique Strauss-Kahn.

Source : http://www.solidariteetprogres.org/

Par Jayhce
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Mardi 26 février 2008
Par Jayhce
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Lundi 25 février 2008

Obama illuminati
envoyé par Face_Occulte_De_Nos_Etats


2Pac ft. Outlawz
Killuminati

[2Pac]
Let it be prophesized; niggaz'll die because ya crew's goon
Around the way niggaz get murdered by the full moon
Heard it in whispered tones
Niggaz is bold and they choose to roll
I kill em all, watch now nigga truth be told
Westside was the war cry, look how they scatter
Niggaz dyin by my 30-yard, brains'll splatter
Wonder why these niggaz cross me
I'm certified crazy, so sick the world made me
Now diggy-die, everytime I ride it's for reasons
Hard to kill a nigga cause I'm comin back like Jesus
Bow down to my ill nation runnin from drug cases
Lookin at my congregation so full of thug faces
Momma gave a nigga breath, a life of stress
I invest in a vest and makin niggaz watch they every step
Label me a threat
and I ain't even got started with this shit yet
Thug style baby, hands on my pistol, listen I'm a ridah
Every nigga breathin pay attention
Bout to show you motherfuckers how it feel, to drop a body
The simple gun to my lifestyle, Killuminati

Chorus: Kastro + 2Pac

[Kas] Yo Makaveli they can't stop you
[Pac] Hold it down
[Kas] Killuminati and we got you, got you
Yo Makaveli they can't stop you
[Pac] Hold it down
[Kas] Killuminati and we got you, got you
Yo Makaveli they can't stop you
[Pac] Hold it down
[Kas] Killuminati and we got you, got you
Yo Makaveli they can't stop you
[Pac] Hold it down
[Kas] Killuminati and we got you, got you

[2Pac]
After the fire comes the rain, after pleasure there's pain
Even though we broke for the moment, we'll be ballin again
Til I make it yo; my military be prepared for them bustaz
Similar to, bitches that scary, get too near me we rushin
Visions of over-packed prisons, fiends and niggaz thug livin
Pressures and three strikes, I hope they don't test us
They pull the heater ammunition it cranks, psssh
Move without a sound, as we slide down, pistols in place
They got me fiendin for currency, the money be callin
It's like I'm - dreamin, see in season me ballin
Participated in felonious behavior
Cock the cocked fo'-five, snatchin niggaz pagers
Labeled a mark soon as we start, it was hard to quit
We started out drinkin 40's, moved to harder shit
God damn now I'm a grown man, I follow no man
Nigga got my own plan, and it's called Killuminati

Chorus (w/ minor variations)

[E.D.I. Amin]
I spend most of my time bankin niggaz
because they hate a nigga, comin across fake niggaz
But we made niggaz, old school and I'm thinkin
Y'all some bitch made niggaz and you steadily sinkin
O-U-T, L-A-W-Z ain't nuttin fuckin with that
We bustin back comin back for the stacks
Laugh last cash cash, all I want is the paper
Givin them fuckers tool whips, I rule haters
Y'all can't fade us, we kill steal and peal quickly
The boss niggaz, definitely, put it down strictly
E.D.I. Amin, until the law come for me
Kill em all for shortie, ninety-nine Killuminati

[Kadafi]
They got me thinkin strugglin and hustling's my only fate
Toppin grams on the kichen plate, tryin to keep that money straight
Times is rollin three up these streets sleep
But when I crack, hammer cocked back rapped in my sheets
My life's been crossed, crooked since a seed it hurts
Got a package from the devil, payin my deeds
Preocuppied by the greed, in this crooked life I lead
More funds to spend, or bigger guns to squeeze
Me and my thugs clock G's simpin naughty thangs
Real as these tatt's on my body, and it's Killuminati

Chorus

[2Pac]

Par Jayhce
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